En date du 5 au 7 juillet 2026, le Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique en collaboration avec le Ministère de la Jeunesse, des sports et de la Culture et la Commission du Kiswahili de la Communauté Est Africaine ont organisé une conférence Internationale du KISWAHILI qui s’est tenu à Bujumbura dans les enceintes de Donatus Conférence Center.
Placé sous le thème « KISWAHILI MULTILINGUISME ET INTELIGENCE ARTIFICIELLE », l’objectif de cette conférence est de promouvoir le Kiswahili comme langue d’intégration régionale, de développement économique et d’innovation technologique. Cette conférence a réuni les responsables gouvernementaux, des chercheurs, des universitaires, des experts en langues ainsi que des partenaires de la communauté d’Afrique de l’Est (KAKAMA).
Cette rencontre a mis en évidence les nouvelles opportunités qu’offre l’intelligence artificielle pour l’enseignement, la traduction, la numérisation et la diffusion du Kiswahili.
Les intervenants ont souligné l’importance d’intégrer cette langue dans les technologies numériques afin qu’elle occupe une place de choix dans l’économie numérique mondiale.
La représentante du Gouverneur de la province Bujumbura, Madame BIGIRIMANA Micheline a salué les participants et leur a souhaité la bienvenue à cette conférence internationale du Kiswahili. Elle a souligné l’importance de cette conférence qui constitue une marque de confiance et une reconnaissance de notre promotion des valeurs de paix, d’unité et de coopération entre les peuples. Le Kiswahili est bien qu’une langue. Il est un patrimoine culturel africain, un instrument de communication. Son développement contribue à renforcer les échanges économiques, éducatifs, scientifiques et culturels à travers le continent. Elle a salué les efforts des gouvernements, des institutions académiques, des chercheurs et de tous les partenaires qui œuvrent pour la Promotion et la modernisation du Kiswahili, notamment à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle.
Les participants ont également rappelé que le Kiswahili constitue un puissant facteur de cohésion sociale, de dialogue interculturel et de coopération entre les peuples d’Afrique. Ils ont encouragé les Etats, les établissements d’enseignements, les médias et les institutions de recherche à renforcer son utilisation dans l’éducation, l’administration, le commerce et les plateformes numériques.
La conférence s’est achevée par un appel à intensifier les investissements dans la promotion du Kiswahili et à développer des partenaires pour accroitre sa présence dans les nouvelles technologies.
Dans son discours, Bi. Dorothée, représentante des associations du kiswahili au Burundi, a remercié le gouvernement du Burundi, qui a accueilli cette conférence au Burundi.
Elle a fait savoir que le kiswahili est venu en Afrique à travers les arabes avec deux objectifs :
- Développer le kiswahili dans l’église arabe,
- Faire le commerce.
Au Burundi, le Kiswahili s’est introduit à travers l’église catholique et l’islam. Les blancs sont venus en passant à Rumonge, arrivés à Bujumbura, ils se sont installés à Buyenzi. C’est dans ce contexte qu’il y a des quartiers communément appelés « mugi swahili » pour dire que le Kiswahili doit rester seulement dans ces quartiers. Le kiswahili a été considéré comme une langue d’escroquerie pour qu’il n’avance pas.
Elle a également signalé que le gouvernement du Burundi a constaté que le Kiswahili doit être enseigné dans les universités. Ainsi, en 1975, on a commencé à enseigner le Kiswahili à l’Université militaire (chuo kikuu cha kijeshi). Après trois ans, il a été enseigné à l’Université du Burundi.
Le gouvernement du Burundi a introduit le kiswahili dans les programmes des écoles primaires en 2006 et en 2013 dans les écoles secondaires ainsi que dans les autres Universités (IPA, ENS, …..).
Elle a demandé au gouvernement du Burundi de favoriser les membres issus des associations de Kiswahili lors du recrutement des enseignants pour que le kiswahili soit enseigné par des experts.
Elle a terminé son propos en remerciant la commission du Kiswahili de l’Afrique de l’Est qui a soutenu le gouvernement du Burundi, les associations de kiswahili ainsi que l’Ambassadeur de la Tanzanie au Burundi pour sa bonne collaboration pour que le Kiswahili soit soutenu.
Pour clore, les cérémonies de clôture se sont déroulées au Jardin Public. Le Ministre de la jeunesse, des Sports et de la culture, Madame Lydia NSEKERA qui a représenté le Président de la République du Burundi, a remercié les organisateurs qui ont choisi le Burundi pour cette conférence.
Elle a fait savoir que le gouvernement du Burundi s’est engagé à renforcer l’enseignement et l’utilisation du Kiswahili dans les établissements scolaires, les institutions publiques, les médias et les activités culturelles, afin de favoriser une meilleure intégration régionale.
A l’heure où le monde évolue rapidement sous l’effet des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, il est essentiel que le kiswahili trouve pleinement sa place dans cet environnement, a-t-elle souligné.
Elle a terminé son allocution en confirmant qu’en tant que membre du gouvernement, elle va poursuivre les efforts visant à faire du kiswahili un puissant levier du développement, de paix, de cohésion sociale et d’intégration régionale.






