En date du 10/3/2026, le Ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique a procédé, à l’université des Grand Lacs, campus Ngagara, au lancement officiel du processus d’évaluation institutionnelle de l’assurance qualité dans les Institutions d’Enseignement Supérieur (IES) au Burundi; une activité qui va poursuivre dans toutes les Institutions d’Enseignement Supérieur ayant délivré au moin des diplômes pour une promotion.
Dans son mot d’accueil, Mon Seigneur Herménégilde NDORICIMPA, Recteur de L’Université des Grand Lac (UGL), qui a répresenté d’autres Responsables des Institutions d’Enseignement Supérieur au Burundi, a exprimé sa profonde gratitude au Ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique.
Il a précisé que l’initiative de procéder à une telle évaluation s’inscrit dans une dynamique internationale de promotion de la qualité, de la transparence et de la redevabilité dans le secteur de l’éducation. Dans un contexte où l’enseignement supérieur joue un rôle déterminant dans la formation du capital humain, d’innovation scientifique et du développement durable des nations, il est essentiel que les institutions se soumettent régulièrelement à des mécanismes d’évaluation et d’amélioration continus.
Il a salué l’approche adoptée dans la préparation du processus et le caractère participatif qui a marqué les différentes étapes de la conception du référentiel. Cette activité a permis d’associer les responsables des institutions d’enseignement supérieur et les différents acteurs du secteur. Cette démarche inclusive a témoigné d’une volonté commune de bâtir un système d’enseignement supérieur plus performant et mieux adapté aux exigences de l’époque actuelle.
Le Recteur a apprécié également l’importance accordée à la phase d’auto-évaluation qui a précédé l’évaluation institutionnelle proprement dite. Cette étape a constitué un exercice précieux d’instropection institutionnelle, permettant à chaque étabblissement d’identifier ses forces, de reconnaître ses défis et de tracer des perspectives d’amélioration. C’est un processus qui renforce la culture de la qualité et de la responsabilité au sein des institutions.
Au nom des responsables des IES du Burundi, le Recteur a réaffirmé leur engagement à accompagner pleinement le processus d’évaluation, tout en soulignant que cette dernière contribuera au renforcement de la crédubilité des institutions, à la l’amélioration de la qualité des formations et à consolidation de la confiance du public dans le système d’enseignement supérieur.
Il a profité de l’occasion pour partager une préoccupation des responsables des IES, relative à l’autorisation d’ouverture de la troisième année des instituts: le DTSP. Il a souligné que cette question revient chaque fois dans les demandes des étudiants ayant terminé le BTS.
Le Recteur de l’UGL et Représentant des Responsable des Institutions d’Enseignement Supérieur au Burundi a terminé son discoours en renouvelant ses remerciements à l’egard de Monsieur Ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique pour son leadership et les efforts constants déployés par le Gouvernement du Burundi en faveur du développement de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Dans son allocution, Madame Anastasie GASOGO, Présidente de la Commission Nationale de l’Enseignement Supérieur (CNES) a précisé que veiller au maintien et à l’amélioration continue des standards académiques dans l’enseignement supérieur à un niveau élévé et comparable à l’échelle régionale et internationale figure parmi les missions de la CNES. Dans l’accomplissement de cette mission, la promotion et la consolidation de l’assurance qualité occupent une place centrale.
Elle a fait savoir que dans cette optique, le MENRS à travers la CNES, a engagé un processus structuré visant l’évaluation systématique de la qualité institutionnelle dans les IES au Burundi. De surcroît, elle a affirmé la volonté commune de bâtir des institutions inspirant la confiance, qui forment des citoyens compétents et integrés; contribuant activement au développement du pays.
Elle a aussi souligné qu’actuellement, l’assurance qualité est déjà placée au coeur de tout le système d’enseignement supérieur tant au niveau national, regional, continental que mondial. De plus, cette qualité ne doit pas être perçue comme un simple mécanisme de contrôle administratif; elle doit plutot être un engagement collectif en faveur de l’excellence, de l’intégrité et de la responsabilité dans la formation des étudiants et futurs bâtisseurs de la nation.
La présindente a précisé en outre des étapes qui ont procédé le lancement pour éclairer le processus d’évaluation, en réccurence un atelier de vulgarisation du référentiel d’évaluation institutionnelle, un atelier d’échanges entre l’équipe des évaluateurs sur ce référentiel pour se familiariser avec les principes et méthodes d’évaluation de l’assurance qualité, ainsi que les outils et les critères qui sont utilisés pour évaluer les IES.
Elle a terminé son allocution en exprimant des remerciements au Ministre et aux autres parties prenantes qui contribueront dans la réussite du processus.


Dans son discours de lancement officiel, Prof François HAVYARIMANA, Ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique a précisé que le lancement officiel de l’évaluation institutionnelle est un événement qui constitue une étape importante dans le renforcement du système éducatif en général mais également dans la consolidation du système d’enseignement supérieur en particulier. Il s’inscrit dans le cadre du processus d’amélioration continue de la qualité des enseignements, mise en avant par le Gouvernement du Burundi en vue d’atteindre la vison 2040-2060 du Burundi. Il a ajouté que cette activité relative au processus d’évaluation institutionnelle figure parmi les actions phares du Ministère pour l’exercice 2025-2026.

S’appuiyant sur l’affirmation de Nelson Mandela (2003), “L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde”, le Ministre a précisé que l’enseignement supérieur n’est plus un espace de transmettre des connaissance; mais plutôt un levier essentiel du développement économique, social et scientifique de toutes les nations. Cette éducation ne peut produire tout son impact que lorsqu’elle repose sur des institutions solides et des systèmes de formation fondés sur les normes de qualité. C’est pour cette raison qu’il a affirmé qu’un pays ne peut prétendre au développement durable sans un enseignement supérieur de qualité.
Il a signalé que l’évalution institutionnelle est un miroir tendu à chaque institution pour lui permettre de voir des forces, mais aussi des faiblesses avec honnêteté et lucidité. C’est un outil de pilotage qui permet aux équipes dirigeantes de prendre des bonnes décisions stratégiques, de mieux allouer des ressources et de conjuguer les efforts pour atteindre l’objectif visé dès l’ouverture des instutitutions d’enseignement supérieur (ne privilégiant pas le lucratif mais plutôt la qualité susceptible d’engendrer le lucratif).
Pour tous les secteurs tant publics que privés, l’évaluation atteste la crédibilité et la fiabilité du système d’enseignement supérieur, un veritable fournisseur de ressources humaines comptétentes nécessaires à leur développement. Elle est enfin une exigence compte tenu de l’évaluation du moment. Dans un espace regional et international compétitif, les universités doivent pouvoir rayonner, attirer des étudiants étrangers et établir des partenairats fructurueux. Cela passe impérativement par une reconnaissance de la qualité des formations et des diplômes délivrés.
Il a fait savoir que le Ministère a déjà constaté que certaines universités au lieu de mettre en avant la qualité, elles visent le lucratif et s’arrogent même le droit d’inscrire des étudiants qui n’en avaient pas le droit. Pour cela, il a recommandé à la CNES de préciser chaque fois dans l’ordonnance d’ouverture des filières du premier cycle universitaire, les profils des lauréats de l’enseignement post fondamental qui ont le droit d’y accéder. Il en est de même pour les formations de master qui recrutent les lauréats du premier cycle. Ainsi, les offres de formation présentées à la CNES doivent être explicites pour en découdre avec certaines formations fantaisistes.
Il a profité de l’occasion pour informer les responsables des IES, qu’en plus de la régulation de l’ouverture de certaines filières qui ont déjà commencé, il doit y avoir la régulation des effectifs d’étudiants dans certaines filières compte tenue de la demande au marché du travail. A cela, des réunions de concertation seront organisées avec les IES, mais également avec les employeurs pour atteindre cet l’objectif.
Il a lancé à cet égard un appel vibrant aux IES à penser à la mise en place des filières innovantes qui ont un impact socio-économique sur la sociètés.
Pour Clore son discours, Monsieur le Ministre a montré les treizes domaines clés, constituant des piliers fondamentaux d’une IES et sur lesquels portera l’évaluation, à savoir:
- le respect du cadre légal et des instructions du ministère;
- la gouvernance administrative et financière;
- l’élaboration et le pilotage des programmes de formation;
- la recherche;
- l’enseignement, l’apprentissage actif et l’évaluation;
- les resources humaines comptétentes;
- les infrastructures et équipements;
- la gestion des étudiants et services de soutien;
- l’engagement envers la communauté;
- la gestion interne de l’information;
- l’information du public;
- la cooperation, la mobilité du personnel et des étudiants;
- les ressources financières.
Signalons que les cérémonies du lancement officiel ont été clôturée par l’apposition d’une signature dans le livre d’honneur de l’UGL par le Ministre de l’Education Nationale et deala Recherche Scientifique, suivie par la prise de la photo de famille.
