Atelier de restitution et de validation de la Stratégie nationale pour la promotion des filles dans les filières Sciences-Technologies, Ingénieries et Mathématiques(STIM) au Burundi.

Du 19 au 20 mai 2026 au King’s Conference Center de Bujumbura, le Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique, en collaboration avec la maison de l’UNESCO pour la paix et la culture au Burundi, a organisé un atelier de restitution et de validation de la Stratégie nationale pour la promotion des filles dans les filières Sciences, Technologies, Ingénieries et Mathématiques (STIM) au Burundi ; sous le thème « Les filles en STIM, un avenir meilleur pour le Burundi ».

L’objectif de cet atelier était de restituer et de valider le document de la  Stratégie pour la promotion des filles dans les filières Sciences, Technologie, Ingénieries et Mathématiques (STIM) au Burundi par l’ensemble des parties prenantes, ainsi que des acteurs du secteur des STIM.

Ont pris part à cet atelier les hauts cadres et cadres du Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique(MENRS) ; les Partenaires au Développement représentants des missions diplomatiques, des agences onusiennes et autres agences bilatéraux et multilatéraux ; les représentants des organisations/ONG intervenants dans le secteur éducatif ; les représentants des services déconcentrés du secteur éducatif ; les femmes scientifiques enseignant à l’Ecole Normale Supérieur (ENS) et à l’Université du Burundi (UB) ; ainsi que les associations qui militent pour la scolarisation des filles et la promotion des filles/femmes dans les STIM.

En guise de propos liminaire, le Coordonnateur de la maison de l’UNESCO pour la paix et la culture au Burundi a souhaité, d’abord, la bienvenue à l’ensemble des participants. Il a ensuite souligné l’importance de la tenue de l’atelier de restitution et de validation de la Stratégie nationale pour la promotion de la participation des filles dans les filières STIM au Burundi.

Il a rappelé que l’Objectif de Développement Durable n°4 (ODD4) vise à garantir à tous une éducation de qualité, inclusive et équitable, tout en favorisant des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. Par ailleurs, il a précisé que l’Objectif de Développement Durable n°5 (ODD5) ambitionne de parvenir à l’égalité des sexes et de promouvoir l’autonomisation des femmes et des filles à l’échelle mondiale.

Poursuivant son intervention, le Coordonnateur a précisé que cette Stratégie constitue un levier essentiel pour accélérer la mise en œuvre de ces deux objectifs, en favorisant l’épanouissement des jeunes filles burundaises, particulièrement dans les domaines scientifiques et technologiques. Il a également indiqué que l’analyse documentaire ainsi que l’audit mené par l’UNESCO auprès de différentes parties prenantes ont révélé que la participation des filles dans les filières STIM demeure encore faible.

Avant de clôturer son propos, le Coordonnateur a réaffirmé l’engagement de l’UNESCO à accompagner la mise en œuvre de la Stratégie, tout en saluant la qualité de la collaboration entre le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Recherche Scientifique et cette institution.

Dans son discours d’ouverture de l’atelier, Monsieur le Secrétaire Permanent chargé des Programmes « Administration Générale » et « Enseignement Supérieur et Recherche Scientifique », Prof. Frédéric BANGIRINAMA, a fait savoir que la Stratégie nationale pour la promotion des filles dans les filières Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques (STIM) au Burundi s’inscrit dans la dynamique de recherche continue menée par le Ministère de l’Éducation nationale et de la Recherche scientifique, à travers l’élaboration des documents et d’outils destinés à faciliter la mise en œuvre des différentes autres documents d’orientations nationales ; notamment la vision 2040-2060 du Burundi traduite dans son Plan National de Développement (PND) 2018-2027 qui est en sa version révisée, mais également dans l’optique de la mise en œuvre du Plan Sectoriel de l’Education (PSE) 2022-2030 qui est un document de référence pour   les différentes cibles du secteur éducatif burundais.

Poursuivant son intervention, il a indiqué que la mise en place de cette Stratégie permettra au système éducatif burundais de relever les défis auxquels le secteur fait face du jour au lendemain. Elle contribuera également à relever plusieurs défis auxquels les jeunes filles sont confrontées dans la poursuite de leurs études, particulièrement dans les filières des STIM.

Il a ajouté que la situation actuelle révèle que les filles sont nombreuses au niveau de l’enseignement fondamental, mais que leurs effectifs diminuent progressivement à partir du post-fondamental, avant de connaître une régression encore plus margée au niveau de l’enseignement supérieur, particulièrement dans les filières STIM. Cet écart s’explique notamment par la faible fréquentation des filles dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques. Ce déséquilibre se manifeste de manière évidente au sein des facultés scientifiques de l’Université du Burundi, en comparaison avec les facultés à orientation économique.

S’appuyant sur cette situation, le Secrétaire Permanent a précisé que la Stratégie vient dans le cadre de la sensibilisation accrue pour que les filles fréquentent massivement les filières scientifiques et technologiques porteuses du développement du pays. Il a également souligné que l’objectif du Ministère de l’Education National et de la Recherche Scientifique est de développer les sections qui portent sur des enseignements scientifiques et technologiques afin d’atteindre 50% des filières générales et 50% des filières scientifiques.

Etant donné que les Sciences, Technologies, Ingénieries et Mathématiques (STIM) jouent un rôle déterminant dans la réalisation des objectifs de développement durable ainsi que dans la transformation socio-économique du pays, le Secrétaire Permanent  a interpellé les participants à intervenir activement en vue de l’amélioration du document pour qu’il soit digne du système éducatif burundais.

Pour clore, il a exprimé sa profonde gratitude à la maison de l’UNESCO pour la paix et la culture au Burundi pour l’appui financier apporté tout au long du processus d’élaboration et validation de ce document stratégique, lequel servira au Ministère d’outil de plaidoyer en faveur de la mobilisation de nouveaux financements destinés particulièrement à l’éducation féminine pour la promotion de l’équité de genre et de la sensibilisation des filles aux filières STIM.

Il a également tenu à adresser ses vifs remerciements à Madame NINEZA Claire, femme scientifique et consultante, pour les efforts remarquables qu’elle a déployés dans l’élaboration de la Stratégie nationale pour la promotion des filles dans les filières STIM au Burundi. Selon lui, cette contribution favorisera le renforcement de la confiance des jeunes filles burundaises, afin qu’elles puissent réaliser pleinement leur potentiel dans les domaines des STIM et bénéficier d’opportunités équitables à chaque étape de leur parcours éducatif et professionnel.

Après la séance d’ouverture suivie d’une présentation du document par la consultante, les activités se sont poursuivies en travaux de groupes, afin que chaque participant fasse preuve d’un esprit d’analyse et propose des contributions à la stratégie. À cet effet, les équipes ont procédé à une relecture attentive du document, chapitre par chapitre, point par point, en vue de son amélioration.

Les conclusions ont été présentées en séance plénière et ont été suivies par une synthèse générale. L’exercice de consolidation qui en a découlé a abouti aux principaux résultats qui ont facilité à la consultante d’intégrer des observations pertinentes afin d’enrichir le document de la Stratégie.

En clôturant les activités, le Secrétaire Permanent chargé des Programmes « Administration Générale », « Enseignement Supérieur et Recherche Scientifique » a vivement salué la participation active, l’engagement soutenu ainsi que les contributions pertinentes des participants en vue de l’amélioration du document. Selon lui, cette mobilisation témoigne de l’intérêt particulier accordé au contenu de la Stratégie et de la volonté commune d’œuvrer en faveur de la promotion des filières STIM au bénéfice des filles burundaises. Il a également renouvelé sa gratitude à l’UNESCO pour son accompagnement technique et financier dans l’exercice de la mise en place de cette Stratégie nationale.

Il a indiqué que la Stratégie validée constituera à la fois un cadre d’orientation pour le Ministère et un outil de plaidoyer destiné à mobiliser des financements en faveur de l’éducation des filles dans les filières STIM. C’est pour cette raison qu’il a précisé que le document s’articule autour d’une vision visant à promouvoir l’éducation des filles afin de renforcer leur participation dans les domaines des STIM ainsi que dans les professions scientifiques et technologiques.

Il a également signalé que cette stratégie tourne autour de quatre axes stratégiques, notamment un axe lié à la sensibilisation, au Mentorat, aux actions en faveur de l’augmentation, de l’accès et de la rétention des filles dans les filières STIM, ainsi que la mobilisation des fonds et la coordination des intervenants des uns et des autres dans la mise en œuvre de la Stratégie.

Il a déclaré que le Ministère entend s’approprier pleinement la Stratégie pour assurer sa vulgarisation, ainsi que l’organisation  de diverses séances de concertation à l’intention des partenaires en vue de renforcer la mobilisation des ressources nécessaires pour la mise en œuvre des différentes activités inscrites dans le document.

Enfin, il a souligné que la jeune fille, au-delà de son rôle familial, doit également être considérée comme une actrice essentielle dans le développement du pays grâce à une participation accrue et remarquable dans les professions scientifiques et technologiques.

Signalons que le document de la Stratégie nationale pour la promotion des filles dans les filières STIM au Burundi a été validé par acclamation de l’ensemble des participants, sous réserve de l’intégration des observations formulées par les groupes de travail.

 

 

 

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