En date du 27 mars 2026, le Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique, en collaboration avec l’Union Européenne, chef de file des Partenaires au Développement, a organisé une réunion du Groupe Sectoriel de l’Education (GSE) dans les enceintes du Splash Garden Hôtel de Bujumbura.


Etaient présents à la réunion les hauts cadres et cadres du Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique, les Représentants des organisations /ONG/Syndicats d’enseignants/Confessions religieuses intervenants en appui au secteur, les Partenaires au Développement issus des missions diplomatiques, des agences onusiennes et autres agences au développement.
L’objectif de cette réunion était d’échanger sur l’état des réalisations du Plan Sectoriel de l’Education à travers les programmes prioritaires 1 et 2 ainsi que la préparation de l’évaluation à mi-parcours du plan sectoriel de l’éducation et de la revue sectorielle conjointe pour l’exercice 2025.
Dans son discours d’ouverture, Prof. Frédéric BANGIRINAMA, Secrétaire Permanent chargé des Programmes « Administration Générale » et « Enseignement Supérieur et Recherche Scientifique » qui a représenté le Ministre de l’Education Nationale et de Recherche Scientifique a tout d’abord transmis aux participants les chaleureuses salutations du Ministre. Il a ensuite précisé que le système éducatif burundais a enregistré des progrès significatifs, notamment grâce à la mise en œuvre du projet « TWIGE NEZA », dont le taux de réalisation dépasse 80 %, aux côtés d’autres initiatives. À propos, il a exprimé sa reconnaissance envers toutes les parties prenantes pour leur contribution, permettant de promouvoir l’équité et la qualité du système éducatif, tant dans l’enseignement technique que dans l’enseignement général. Il a également souligné que des efforts soutenus sont déployés afin d’assurer aux enfants un meilleur environnement d’apprentissage.


En effet, le Ministère de l’Éducation nationale et de la Recherche scientifique œuvre à faire des sciences et des technologies le pilier du système éducatif, afin de doter la jeunesse burundaise des compétences nécessaires pour concevoir, mettre en œuvre et initier des projets innovants. À cet égard, le Secrétaire permanent a exprimé sa gratitude envers les Partenaires au développement pour leurs appuis multiformes et constructifs, mais aussi pour leur engagement constant à accompagner les initiatives du Ministère. Par ailleurs, des efforts sont déployés afin de garantir que l’enseignement au Burundi réponde aux besoins actuels du pays.
Enfin, le Secrétaire Permanent a également souligné que la digitalisation du système éducatif, la gestion des ressources humaines ainsi que la planification constituent des leviers essentiels pour une meilleure orientation des ressources financières disponibles. Par ailleurs, il a informé les participants que les actions en cours s’inscrivent désormais dans le cadre du nouveau découpage administratif burundais.
Les travaux de la séance ont été marqués par une série d’exposés suivis de débats constructifs portant sur les réalisations opérationnelles du secteur. Les échanges se sont articulés autour des points inscrits à l’ordre du jour, à savoir :
- la mise en œuvre des recommandations issues de la réunion du GSE du 24 juin 2025 ;
- l’état d’avancement de l’évaluation PASEC 2024 ;
- le niveau de mise en œuvre du programme prioritaire 1 du PSE ;
- le niveau de mise en œuvre du programme prioritaire 5 du PSE ;
- la stratégie de nutrition en milieu scolaire ;
- l’état d’avancement de la stratégie d’intégration des réfugiés et des rapatriés dans le système éducatif burundais ;
- le financement du secteur de l’éducation, notamment l’analyse budgétaire, la décentralisation et la gouvernance locale ;
- le projet pilote « SOMA NEZA », fondé sur l’approche de tutorat entre pairs.
L’examen de ces différents points a permis de mettre en évidence les progrès réalisés, tout en identifiant les défis persistants. Le renforcement de ces dynamiques apparaît essentiel pour atteindre les objectifs stratégiques du Plan sectoriel de l’éducation (PSE) à l’horizon 2030.
Dans cette perspective, les recommandations suivantes ont été formulées :
- mettre en place une équipe chargée de la relecture et de l’amélioration de la feuille de route issue de la revue sectorielle conjointe des 29 et 30 avril 2025, avant sa transmission pour validation ;
- prioriser les activités stratégiques du PSE lors de la programmation annuelle afin d’assurer une meilleure cohérence entre les actions entreprises et les objectifs fixés ;
- redynamiser les groupes thématiques, cadres d’échanges et de concertation, en vue de mieux alimenter et préparer les réunions du GSE, notamment dans la perspective de l’évaluation du PSE et de la revue sectorielle conjointe 2025 ;
- renforcer la capacité d’accueil des enfants rapatriés et faciliter leur intégration dans le système éducatif burundais à travers des dispositifs d’accompagnement et d’encadrement adaptés aux nouveaux programmes;
- Traduire les outils pédagogiques en écriture braille pour aider les enfants à besoins spécifiques (refugiés et rapatriés) à suivre convenablement les enseignements.
- cartographier, pour les partenaires au développement, les zones d’intervention et préciser systématiquement les budgets alloués au secteur de l’éducation ;
- élaborer un rapport consolidé des financements des partenaires afin d’éviter les doublons, notamment dans le cas des cofinancements ;
- conformément aux recommandations de la Primature, annexer à tout document de planification les PTBA de l’ensemble des partenaires et acteurs intervenant dans le secteur éducatif.
Lors de la clôture de la réunion, le Secrétaire permanent chargé des programmes « Administration générale » et « Enseignement supérieur et Recherche scientifique » a adressé ses remerciements à l’ensemble des participants, et tout particulièrement aux présentateurs, pour le travail accompli.
Il a invité les partenaires au développement à rendre régulièrement compte de leurs réalisations au Ministère, afin de mieux apprécier les retombées sur le système éducatif, notamment à travers la production de rapports consolidés permettant d’éviter les doublons.
En conclusion, le Secrétaire Permanant a profité de l’occasion pour informer les participants que le Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique est en train d’élaborer la Politique Nationale de l’Education (PNE) à long terme, alignée à la vision 2040-2060 en vue d’améliorer spécifiquement la qualité de l’enseignement au bénéfice de l’enfant Burundais. Le projet de document est disponible et sera prochainement partagé pour examen et contributions dans le but de renforcer cet outil de planification stratégique majeur. Cette politique constituera une feuille de route vers l’émergence du pays en 2040 et son développement durable à l’échéance 2060.
