Réunion de travail que S.E Monsieur le Ministre de l’ESRS a tenu à l’intention des Responsables des Institutions d’Enseignement Supérieur au Burundi

 

Dans le prolongement  des activités de visite des IES agréées au Burundi, S. E. Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Dr Gaspard BANYANKIMBONA ,  a effectué  ce vendredi 29 novembre  2019  une visite de travail au Campus NGAGARA de l’Université des Grands Lacs.

Objectif global

Rencontrer  les Responsables des IES agréées au Burundi  pour  échanger  sur l’état des lieux  des IES sous  les aspects  académique, administratif et réglementaire et  valider  le projet de loi N°1/22du 30 décembre de 2011 révisé

 Participants :

-Responsables des  IES autorisées au Burundi accompagnés de leurs proches collaborateurs ;

-Hauts Cadres et Cadres du MESRS, membres de la délégation ;

-Personnel de l’UGL ;

-Délégués généraux  des étudiants.

 

 Dans son discours  d’ouverture  S.E. Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a tracé les grandes articulations, qui concernent :

-L’inscription de la visite   de travail à l’UGL  dans la continuation d’autres visites  effectuées  dans les IES  pour échanger sur  les défis qui barrent la route de l’enseignement supérieur ainsi que les responsabilités   des uns et des autres  en ce qui concerne la démarche Qualité.

-La responsabilité  des IES de consolider elles-mêmes  leur  renommée. A ce titre, renchérit-il, l’UGL   l’a bâtie  au vu de sa trajectoire.

-La multiplicité des cadres de dialogue et de concertation  favorise  l’identification des défis intra institutionnels. Cela  permet  de prendre à temps des stratégies  pour  les relever et ainsi  survivre.

-Rappel   aux responsables  des IES de leurs  missions par rapport aux enjeux  que représente  la démarche qualité en général : faire acquérir aux étudiants  des savoirs et des savoir-faire  qui les rendront compétitifs  sur le plan de l’emploi.

-Une sévère mise en garde  en direction des IES  qui opèrent dans l’irrespect royal du cadre  légal : des mesures  désobligeantes à leur encontre   pouvant aller  jusqu’à leur suspension ne manqueront pas d’être  prises  pour  sauvegarder  la qualité (Non négociable du reste !) de l’enseignement supérieur. D’où la nécessité de rendre fluides les textes  réglementaires et de  les vulgariser.

-Un conseil aux Universités : Ajuster les stratégies  pour s’adapter  au monde en perpétuelles mutations, surtout en ce moment où  la 40ème Conférence  de l’UNESCO dont les assises  ont eu lieu à Paris  reconnaît l’harmonisation des mécanismes d’Assurance Qualité. Le MESRS au travers de la CNES et de la CNSTI mettra tout en œuvre pour  apporter  l’appui nécessaire  et d’accompagner les IES dans cette démarche.

Une sollicitation : S.E. Monsieur le Ministre  a demandé  aux Responsables des IES d’apporter leurs contributions  au niveau de la  Loi  révisée sur l’Enseignement Supérieur.

-Enfin, une annonce  des prochaines étapes auxquelles  les IES  devront être astreintes : une évaluation plus large  qui se focalisera cette fois sur les programmes ; évaluation qui débouchera sur l’accréditation.

RECOMMANDATIONS MAJEURES  ISSUES DE LA RENCONTRE

 

  1. Valoriser d’abord la langue nationale et renforcer le cours d’anglais  par des formations modulaires de courte durée  pour  maximiser l’éligibilité des candidats nationaux  aux postes de l’EAC.
  2. Définir le rôle de la CNES dans ce projet de loi au vu de son importance dans  les décisions prises  dans la mise en œuvre  des décisions intéressant l’enseignement supérieur.
  3. Clarifier les mécanismes et le seuil  d’accès au titre  d’Expert.
  4. Valoriser, en plus de l’anglais, le kiswahili  pour des raisons d’intégration régionale.
  5. Lire le document sur la Loi révisée dans l’angle d’un gouvernement qui veut se doter d’un outil de gouvernance.

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